MUR PÔLE CULTUREL DE MICHEVILLE À VILLERUPT

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 « Sa modénature emprunte et réinterprète le langage des murs alvéolés de la vallée de l’Alzette, sublimes vestiges de l’architecture sidérurgique du XIXème ».

TYPE
équipement culturel

CLIENT
Communauté de Communes Pays Haut Val d’Alzette

EQUIPE
K ARCHITECTURES (architecte mandataire, E. Bourdier, chef de projet)
CHANGEMENT A VUE (scenographe)
BATISERF (structure)
ALTIA (acousticien)
BMF (économiste)
AREA ETUDES NANTES (fluides)
AREA CANOPEE (HQE)
BURGEAP (dépollution)
AIA MANAGEMENT (OPC)

SURFACE
3 272 m²

BUDGET
8,5 M€ HT

PROGRAMME
salle de diffusion de 700 places assises théâtre et cinéma avec 2/3 des gradins rétractable, salle de cinema de 150 places, studios de musiques espace de restauration, espaces d’accueil,  administration

AVANCEMENT
études en cours

SITE
Villerupt

L’identité de la ville de Villerupt se construit autour de son industrie sidérurgique extrêmement florissante jusque dans les années 1960, au travers de l’histoire de l’immigration italienne et du mouvement ouvrier. De son histoire sociale, il en nait son histoire culturelle. Villerupt demeure depuis le démantèlement de l’usine de 1974, la capitale du cinéma italien en France.

Le Centre culturel prend place sur les traces d’un ancien haut fourneau, au pied d’un ouvrage d’art monumental qui témoigne de la longue histoire de l’industrie sidérurgique à Villerupt. Ce mur épais de pierre, édifié au temps des exploitations minières du XIXème siècle, soutenait la plateforme technique haute où était déchargé le minerai avant d’être acheminé dans les aciéries en contrebas.

Face à ce paysage exceptionnel chargé d’histoires sociales et culturelles, le nouvel équipement adopte foncièrement une architecture contextuelle. Une architecture unique et endémique au lieu qui puisse en révéler l’inouï et se faire l’écrin d’une belle ambition culturelle entamée depuis longtemps.

Sa morphologie massive et minérale répond d’une même puissance au majestueux mur qui le longe. Sa modénature, elle, emprunte et réinterprète le langage des murs alvéolés de la vallée de l’Alzette, sublimes vestiges eux aussi de l’architecture sidérurgique du XIXème. Le béton engravé, creusé et ouvert d’un même motif en arcade, confirme au Centre culturel son appartenance au Val d’Azette.

En quête d’une architecture intemporelle qui se patine de noblesse avec le temps, le projet s’inspire également d’un référent universel, bâti au siècle dernier sur la côte sauvage de l’île de Capri. Le centre culturel prend des airs de Villa Malaparte, l’icône de l’architecture rationaliste italienne qui incarne à elle seule le cinéma.

De sa topographie, il opère un lien symbolique entre la plateforme haute du mur et la plaine des aciéries sur lequel il se pose.
Son volume brut taillé en biseau sur la cinquième façade, se profile en rampe monumentale qui laisse glisser nos yeux jusqu’aux hauteurs de la muraille. Son palier haut devient belvédère et se prolonge en passerelle jusqu’au chemin de ronde.

L’édifice massif s’affine et s’ouvre généreusement en arcades vers le parvis qui se déroule en parc urbain jusqu’aux rives de l’Alzette.
Ce grand parvis destiné à accueillir un large public pour des projections cinématographiques de plein air, nous mène sous les arches qui ombrent les grands vitrages du Hall du Centre culturel.

L’architecture intérieure s’écrit volontairement d’un même minimaliste contemporain. Ce grand volume du hall, baigné de lumière, accueille le public dans une ambiance conviviale de café-concert et de restaurant, Il donne accès aux différentes fonctions du Centre culturel, notamment à la petite salle de cinéma et à la grande salle de spectacle vouée également au 7ème art.