LEO MÉDIATHÈQUE ET CINÉMA À CLICHY-LA-GARENNE

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« Loin de rechercher une brillance institutionnelle, sa transparence est le simple outil d’une mise en scène extraordinaire de l’usage »

TYPE
Equipement Culturel

CLIENT
VILLE DE CLICHY LA GARENNE

EQUIPE
K ARCHITECTURES
(architecte mandataire, O. SARAMITO Chef de Projet)
BATISERF (structure)
LOUIS CHOULET (fluides, HQE)
BMF (économiste)
ALTIA (acousticien)
CL DESIGN (signalétique)

SURFACE
4 800 m²

PROGRAMME
Médiathèque, 3 salles de cinéma (250, 100 et 80 places), espaces d’accueil, cafétéria, bureaux administration, locaux logistiques

SITE
Clichy La Garenne

AVANCEMENT
Lauréat concours, études en cours

CONTEXTE

Le futur équipement culturel prend place au sein du quartier Beaujon, au cœur d’une ambitieuse restructuration urbaine du secteur dit « Pont de Clichy » initiée par la ville de Clichy-La-Garenne.
Le projet, tant dans son implantation que dans sa conception architecturale et fonctionnelle, s’inscrit dans une double quête identitaire et altruiste, celle qui cherche une nouvelle forme d’urbanité qui s’adapte et anticipe les nouvelles pratiques urbaines. Le nouvel équipement public doit être structurant et attractif, s’affirmer comme un lieu ouvert et accessible à tous. Ici, il s’offre finalement comme un prolongement de l’espace public dont la thématique principale serait la diffusion du savoir et des cultures.

 

MORPHOLOGIE

Situé à l’angle du mail Léon Blum et de la rue du 11 novembre 1918, le bâtiment se laisse contourner par l’espace public, évite le contraste d’une façade avant à la noblesse marquée et la disgrâce d’une façade arrière négligée. L’édifice public émerge en un volume simple et homogène. Il s’oriente comme une évidence face à la future place publique qui prolongera son parvis minéral de l’autre côté du mail Léon Blum.
Seules les façades du RDC suivent les règles de l’alignement et viennent souligner le grand tracé des voies publiques. Ce retrait particulièrement manifeste sur le mail offre un parvis couvert au-devant de l’entrée principale qui en fait son média.
Sa radicalité formelle lui permet d’être en symbiose avec la sobriété de son environnement bâti tout en se distinguant comme un élément singulier. Cette singularité mise au service de sa fonction culturelle lui assure une belle visibilité dans la ville.

 

MATÉRIALITÉ

Médiathèque et Cinéma s’inscrivent l’un au-dessus de l’autre, dans une même volumétrie.  L’un cherche la lumière et la visibilité dans la ville, l’autre cherche le sombre et plus de discrétion pour ne pas faire ombre au premier. Cette stratification fonctionnelle permet la lecture d’un seul équipement. Leur hall différencié en RDC, se lisent également comme un seul et même lieu, laissant la part belle à une signalétique forte pour guider le public.
La médiathèque s’habille d’une transparence qui rompt avec la minéralité prépondérante du quartier. Loin de rechercher une brillance institutionnelle, sa transparence est le simple outil d’une mise en scène extraordinaire de l’usage, et offre à la rue le spectacle presque entier de ses émulations intrinsèques.