K_Story
K_Story telling
«… De manière générale, nos travaux cherchent à rendre à l’architecture son pouvoir narratif.
A chaque projet correspond un récit fondé sur la rencontre avec un lieu, un site, un territoire.
Cette architecture est faite d’histoires et de matières prélevées ou inventées in situ.
Une fois réalisés, nous espérons que ces lieux puissent influencer l’anecdote, que les gens s’y fassent « des mondes ».»
Karine Herman et Jérôme Sigwalt, in «k-story_#2, octobre 2003»
«… Nous sommes convaincus que le patrimoine global de la biosphère subit un processus de dégradation grave et sans précédent. L’architecture comme toute activité humaine doit évoluer d’urgence pour inverser cette tendance et nos travaux cherchent à réduire l’empreinte écologique de nos bâtiments. Néanmoins, nous ne sommes pas dupes des fausses bonnes solutions qui fleurissent à tout bout de champ et que nous nommons poliment le “green bling”.. (…) » lire notre approche environnementale
Jérôme Sigwalt,
in «k-story_#4, septembre 2010»
En 1993, une bande d’étudiants basés à Montpellier monte un groupe d’archi comme d’autres montent des groupes de rock.
Un après midi d’automne, la bande tente d’imprimer sur une vidéo la magie d’une friche ferroviaire calée entre docks, ville, étang et mer à Sète. Ils repèrent une sorte de sigle en forme de « K » sur un wagon échoué. Le groupe avait trouvé son nom de code, ce serait le « K« .
Dans la foulée, le « K » esquissera un manifeste en forme de friche habitée à l’occasion d’un concours d’idées Européen. Le projet est « cité » et cette reconnaissance galvanise le groupe.
En 1994, le groupe enchaîne les concours d’idées. Il conçoit un échafaudage improbable pour casiers destiné aux homeless pour le concours Butagaz, le projet est encore « cité ». Il découpe un morceau de territoire en friche et le lance entre les deux rives du canal qui sépare la ville de St-Denis du Stade de France. Ce projet, qui répond à un concours, obtient le second prix.
L’été 1995 sera très studieux. A l’occasion du concours Europan 4 et appuyé par un outil de production qui ressemble à une véritable agence clandestine, le « K » décide de lancer deux réponses manifestes d’envergure. L’une, lancée sur un site d’une banlieue populaire de l’Est Parisien est déclarée lauréate par un jury présidé par François Barré.
Le projet, nommé « zone B », fait le tube de l’été 96 dans la presse architecturale européenne et, à cette double occasion, le groupe s’installe à Paris dans un hôtel particulier abandonné depuis 15 ans au cœur du très bourgeois XVIème arrondissement.
Au cours l’hiver qui suit, le K est invité à donner une conférence à la TU de Vienne puis à diriger un workshop. Le groupe embarque dans l’Orient Express et est accueilli par un amphithéâtre de 200 étudiants enthousiastes. Vive l’Autriche!
Un jour de printemps 1997, David Trottin de l’association naissante Périphériques, invite le K à déjeuner pour parler d’un projet nommé « 36 modèles pour une maison ». Ce projet deviendra un livre et une exposition itinérante mondiale dont les planches et les maquettes appartiennent aujourd’hui au Musée National d’Art Moderne (Centre G. Pompidou).
C’est dans cet ouvrage que Laziz Hamani, un photographe de nature morte, trouvera les coordonnés du K pour lui demander de réaliser son atelier de prise de vue à Paris. Il s’appellera Studio Orange (code projet: STU).
STU sera la première réalisation personnelle du K mais pas la première tout court. Juste auparavant, au cours de l’année 1998 et associée à Bruno Pélisson, le K avait réalisé le «Frac Languedoc-Roussillon (code projet: FRK) à Montpellier (France), une reconversion d’un atelier de mécanique pour la conservation et l’exposition d’art contemporain.
C’est d’ailleurs juste après la livraison du FRK que le K déménage de son hôtel abandonné et qu’il est accueilli par Edouard François et Duncan Lewis juste avant leur séparation.
Le K paye son loyer en « nature » et une liaison d’ordre esthétique va s’établir avec Edouard François.
En parallèle, le K collaborera avec d’autres architectes dont Brunet & Saunier.
En l’an 2000, le K devient la société K-architectures et déménage dans un local près du canal Saint-Martin.
Quatre années de collaborations diverses et variées suivront. Jacques Ferrier, Patrick Berger mais aussi d’autres architectes comme Massimilianno Fuksas et toujours Edouard François feront appel aux services de l’agence K-architectures. Ces quatre années de collaboration laisseront deux co-réalisations. La première, un immeuble de bureaux à Lille nommé Dolly (code projet: DOL) avec Chaix et Morel. La seconde, un collège à Saint-Dizier (code projet: DIZ et GYM) avec Tessier et Poncelet.
Cette période retiendra aussi qu’au cours de l’année 2001, Ann-Josée Arlot et sont équipe exposent au Pavillon de l’Arsenal les travaux de 15 jeunes agences et le K fait partie de leur sélection.
En 2003, l’agence K conduit l’équipe « Dune Museum » en sélection finale du concours international pour la maîtrise d’œuvre du futur Grand Egyptian Museum.
En 2004, Karine Herman est lauréate des NAJA et l’agence entame une campagne de réponse massive aux appels d’offre publics en France. Pour faire face à ce nouvel enjeu, Karine Herman et Jérôme Sigwalt suspendent toute collaboration, notamment en terme d’enseignement.
Après un an, une centaine de réponses négatives et l’effondrement de ses finances, l’agence est admise, au début de l’année 2005, à concourir pour le Musée des Pêcheries à Fécamp (code projet FEK) et déménage rue Oberkampf pour un atelier de quatre mètres de hauteur sous plafond. proche des locaux du designer mondain Christian Ghion.
Un gros emprunt bancaire et six invitations à concourir suivront pour une médiathèque (LIO), un lycée (LYP), deux théâtres (LIN et RUB), un pôle de tennis (TEN), un petit conservatoire pour les enseignants de danse et de musique (CEF) et l’aménagement de la Place des Armes de Valenciennes (DUK). Trois ont été gagnés, RUB, la restructuration du théâtre Pierre de Roubaix (livré récemment), LIN, un théâtre de 160 places pour le Théâtre National de la Colline (abandonné par la maîtrise d’ouvrage) et CEF, un Centre pour les enseignants de la danse et de la musique à Rouen (abandonné par la maîtrise d’ouvrage).
En 2006, l’agence K sera invitée 12 fois à concourir. Les projets ZIK, SEL, LIS, MON, RIV, LUN, YES, DEP, KEN, TEK, DOX et EMA seront conçus en réponse à ces invitations. En parallèle, Karine Herman conçoit et réalise la scénographie de la session 2005/06 des Naja au sein de la toute nouvelle Citée de l’Architecture et du Patrimoine de Chaillot.
L’agence K remportera 6 des 12 concours, ZIK, LUN, DEP, TEK, DOX et KEN.
En 2007, l’agence K-architectures compte 14 personnes et un solide réseau de partenaires techniques. Elle a 7 projets à l’étude et conçoit 3 nouveaux projets, ROM, FAK et CIG à l’occasion de nouvelles invitations à concourir. FAK est le concours pour le Carreau des Halles de Paris et à cette occasion, l’agence K est associée à Stéphane Maupin et à Matthieu Poitevin.
Ironie du sort, c’est contre Stéphane Maupin avec lequel elle est cette fois ci en concurrence que l’agence K perd le CIG, le Centre International du Graphisme.
En parallèle, Karine Herman est invitée à concevoir et à réaliser la vanityroom de la poupée Barbie par l’institut Français d’Architecture et la Citée de l’Architecture et du Patrimoine de Chaillot. Cette installation, BIE, fait partie des 12 pièces qui composent l’exposition itinérante internationale « La maison de Mademoiselle B ».
En 2008, l’agence K sera invitée 14 fois à concourir. Les projets POL, ZER, FOX, BLO, JET, NER, RIS, LYB, TIV, REZ, SKO, HAL, ZIM, ICE et BAZ seront conçu en réponse à ces invitations.
L’agence K remportera 3 de ces concours, RIS, une salle « rock »à Ris-Orangis, ZER, le théâtre de Saint Nazaire et FOX, le futur Palais de Justice de Foix.
L’année 2008 sera également marquée par la livraison de RUB, par le démarrage du premier chantier « neuf » de l’histoire de l’agence, ZIK, l’Ecole Intercommunale de Musique de Granville et par l’abandon en phase d’appel d’offre de LUN pour des raisons locales de stratégie politiques.
L’année 2009 démarre mal. Thierry MANDON, maire de Ris-Orangis, qui avait déclaré à l’issue des délibérations du jury de RIS « moi vivant, ce projet ne sera jamais construit dans ma ville », parvient à ses fins. Il fait relancer le concours sans en informer l’agence K et sans même achever l’annulation de la procédure précédente… une grande démonstration de démocratie et de tolérance.
En parallèle, la crise freine les investissements de l’Etat et le Ministère de la Justice est contraint d’ajourner le projet du Palais de Justice de Foix.
Mais l’année 2009 voit aussi démarrer trois chantiers neufs pour l’histoire de l’agence K, DOX, une résidence universitaire à bordeaux, DEP, un dépôt muséal à Soisson et TEK, la future médiathèque de la ville de Kremlin-Bicêtre.
L’année 2010 commence avec le chantier du Théâtre de Saint-Nazaire qui porte à quatre le nombre de chantiers suivis simultanément par l’agence. L’équipe est alors composée d’une douzaine de personnes dont les chefs de projets Emilie Bourdier, Aline Royer, Olivier Jonchère, Sébastien Fiore, Moïse Boucherie et de l’assistante de gestion Cécile Deluc. L’année commence aussi par l’abandon définitif de FOX, le Palais de Justice de Foix mais l’agence k enterre cette nouvelle en fêtant trois nouvelles victoires. L’équipe a remporté VAL, un centre de loisir lié à l’écosystème à Courbevoie, SAR, un théâtre à Sartrouville et REP, un centre de recherche tourné sur la biodiversité pour l’Ecole Normale Supérieure (abandonné par la maîtrise d’ouvrage).
Le 21 juin 2010, les édiles du Pays Granvillais inaugurent leur Ecole Intercommunale de Musique (ZIK) et, à la même occasion, l’agence K fête l’achèvement de sa première œuvre « neuve ».
Le 30 septembre 2010, la même cérémonie aura lieu à Bordeaux. DOX, la résidence universitaire conçue par l’agence K, sera inaugurée, entre autres, par un ministre.
Cette expérience inspirera la conception d’une autre résidence universitaire,
« JIT » , un bâtiment classé BBC « Plan Climat Paris » et dont l’économie d’énergie grise a réellement été intégrée.
L’agence a conçu plusieurs autres édifices cette année, « NOP », un pôle d’activités tourné sur les technologies vertes à Saint-Malo, « CIM« , la Cité Internationale des Musiques Anciennes et de la Création à Tours, « DAM« , un conservatoire d’art, de musique et de danse à Vernouillet et, « MAX », un pôle culturel à Quimper.
En décembre 2010, il neige sur le chantier de TEK, la future médiathèque de la ville de Kremlin-Bicêtre qui entame son second œuvre.
Enfin, l’agence est en passe d’achever « DEP« , un centre muséal de conservation et d’étude des fouilles archéologiques en grande partie enfouit sous les vignes de l’abbaye de Saint-Jean des Vignes à Soissons.