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CIG

CENTRE INTERNATIONAL du GRAPHISME

 
L’essentiel des visiteurs de Chaumont et plus spécifiquement des festivaliers emprunteront le train. Quelques minutes avant l’entrée en gare, ils pourront percevoir distinctement dans le paysage urbain de la ville en approche, le beffroi du CIG. Cet ouvrage monumental est conçu sans équivoque comme un signal de grande envergure. Son style emprunte clairement à la poétique industrielle et sa forme est une sublimation du billboard (littéralement panneau d’affichage, icône de l’ère de la communication).
En tant que billboard, sa taille est tellement vaste et sans précédent que sa fonction s’impose sans même afficher quoi que ce soit.
Il habite la ville et domine le lieu. Le CIG n’est pas un support au graphisme, il est le monument du graphisme.
 
Mi dentelle, mi forteresse de béton, le CIG est la réinvention d’un de ces colosses industriels du siècle passé dont la reconversion en lieu culturel fait sensation. Nul besoin de citer la Tate Modern de Londres pour appuyer le propos. Les silos sont à quelques mètres de lui et les deux bâtiments font désormais un duo de force, prêts à recomposer un quartier entier.
 
Cependant le CIG est bien un édifice contemporain et, à ce titre, c’est plutôt le Centre Georges Pompidou de Paris qui pourrait lui servir de référent. Mais le CIG ne s’implante pas par intrusion comme « Beaubourg » a pu imposer son esthétique industrielle au cœur d’un Paris historique. Le CIG s’intègre par une volonté de mimétisme contextuel. Un contexte de semi friche industrielle en cours de reconversion dont les qualités forment sans conteste une nature urbaine à préserver et à enrichir.
 
Le quartier que le projet propose de faire émerger dans le sillage du CIG, s’imprègne de la même attitude. Les entrepôts de la Sernam comme son terre-plein se peuplent de bâtiments aux allures d’hybrides, mi-usines mi-building high-tech, dont la morphologie d’ensemble joue sur la même ambivalence des origines. Tout participera à entretenir un lien direct et affectif avec l’histoire du lieu, y compris les aménagements urbains et le paysage qui mêleront avec sophistication la fonte brute, la traverse de chemin de fer, le pavé rustique, les pylônes non désignés et la graminée sauvage.
 
 

L’EDIFICE

 
Le CIG est un édifice rationnel de morphologie simple, compacte et de lecture monolithique. Mis à part son « beffroi » qui contient trois petites résidences, l’intégralité du programme a été mis en espace  dans un parallélépipède parfait qui se lit avec clarté.
Érigé de son beffroi légèrement biseauté sur deux faces, le CIG devient un édifice de lecture toujours aussi limpide, mais acquiert une forme à la singularité naturelle et immédiate. Une « fenêtre urbaine » percée dans le beffroi, un « soubassement » de vide, un travail tout particulier sur les percements et sur l’engravure du béton parachèvent l’écriture architecturale du CIG.
Le thème du billboard est aussi à l’origine du travail d’anoblissement du béton. Une emblématique ossature de l’un d’entre eux à été reprise et adaptée en trame-support pour guider l’engravure et percer toutes les ouvertures. Le résultat est un effet sophistiqué d’ornementation en relief dont, paradoxalement, l’origine est un motif issu d’un monde purement fonctionnel et industriel.
Le soubassement vitré est conçu pour « soulever » du sol le monolithe de béton dans un effet paradoxal de légèreté. Pour accentuer l’effet, le soulèvement a été tiré à une épaisseur minimale de deux cent vingt centimètres.
 
L’édifice à été conçu pour que sa lecture et son identité fonctionnent en toute indépendance et dépouillement. Néanmoins il va de soi que son beffroi est un support de communication puissant et que, en particulier la nuit, n’importe quelle projection aura un impact spectaculaire et à longue portée.
 
 

ARCHITECTURE INTERIEURE ET FONCTIONNEMENT

 
Haut de 33 mètres (aucune limite de hauteur ne figurait au programme), le beffroi n’est autre que le hall d’accueil du CIG. Ce hall est traversant et le visiteur peut entrer indifféremment de la rue du Maréchal Foch comme du futur parvis aménagé dans la continuité du mail de la gare. Une fois au centre de cet espace vertigineux et solennel, le visiteur dispose d’un accès clair et direct à toutes les fonctions du bâtiment et, par passerelle close et couverte, aux Silos. Une batterie de deux ascenseurs accessibles PMR et un escalier d’« apparat » ventilent les flux.
Niveau R+0
Située au rez-de-chaussée, la halle modulable d’exposition est accessible par une galerie centrale et monumentale de double hauteur.
Les ateliers de sérigraphie sont contigus au hall et disposent d’un large linéaire de façade côté parvis.
La partie Logistique liée à l’accès livraison se trouve côté rue et un monte-charge de bonne taille le relie facilement à ces fonctions associées.
Niveau R-1
La zone conservation est intégralement située au sous-sol et accessible par deux escaliers et un monte-charge adapté aux PMR.
L’essentiel des locaux techniques s’y trouvent dans une partie isolable.
Niveau R+1
La salle de conférence se trouve à l’étage et son foyer, déjà contigu au grand hall, surplombe de manière théâtrale la galerie d’accès aux expositions.
Accessoirement, les sanitaires du public se trouvent à ce niveau ainsi que la deuxième partie de la logistique.
Niveau R+2
Vaste plateau ouvert en périphérie sur une coursive périphérique enveloppée d’une résille de béton, ce niveau que l’on qualifiera de tertiaire abrite de manière liée mais néanmoins clairement circonscris les pôles formation/ressources et gestion.
Niveau R+3 Toiture
Le Grand Hall se prolonge en cheminée de part et d’autre de la « fenêtre urbaine ». Celle-ci donne accès à un espace non-programmé mais néanmoins essentiel, le belvédère. Vaste dalle décollée d’une toiture végétalisée, cet espace de contemplation prend la forme d’un ponton aérien ouvert sur l’horizon. A la belle saison, il est plaisant d’imaginer une petite guinguette chic implantée à cette endroit privilégié.

Niveau R+4
Situés au-dessus de la « fenêtre urbaine », les 3 logements des résidents temporaires bénéficient d’une vue exceptionnelle.
Niveau R+5
Ce niveau offre la possibilité d’aménager la fonction supplémentaire de terrasse panoramique. Il accueille accessoirement une partie des locaux techniques dédiés à la CTA.
 

LA PROJECTION URBAINE

La proposition illustre la volonté de prolonger le mail de la gare jusqu’à la rue Foch et de le border de bâtiments aux gabarits variés. Les hangars en front de voies seraient conservés ou des bâtiments neufs reprendraient leurs gabarits tout en les étendant de beffrois. Les pilotis seront largement prescrits et le paysage glissera sous l’architecture. Un programme mixte de locaux d’activités et de logements de toutes gammes, y compris quelques très chics penthouses pourraient s’y implanter. Un parking souterrain linéaire est prévu sous le mail et peut se prolonger en même temps que l’urbanisation vers la corne du terrain et relier la rue Foch. La corne du terrain est aménagée en parc urbain dont le thème communiqué aux paysagistes pourrait être « une friche sncf anoblie ».
 

projet similaires:

 
DUN

 
CLY

 
ARK

  • Type: culturel_ musées
  • État: concours
  • Année: 2007
  • Ville: Chaumont
  • Client: Ville de Chaumont
  • Superficie: 4 295 m2 shon
  • Budget: 10 900 000 €uros (H.T. travaux) 2007
  • Équipe: k-architectures (Karine Herman et Jérôme Sigwalt architectes associés, alexandre Plantady architectes chef de projet, Acoustique / ALTIA, Scénographie / Changement à Vue, Signalétique / Autobus Impérial. Etudes techniques: Génie Civil/ Khephren, Equipements Techniques / Alto, Economie / Ripeau
  • Prestation: Mission base complète MOP + EXE partiel+ paysage