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Un « rocher » dans le paysage

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Le paysage agricole dans lequel va se bâtir la ZAC est vaste et dégagé.

Ce lieu parle de silence, d’horizon et de quiétude rurale.

Cette caractéristique, tout à fait contraire à la notion de biodiversité, est néanmoins assimilée à un espace naturel. Ce paysage est inscrit dans l’affect et la mémoire du lieu.

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Le projet en a fait un fondamental contextuel. Ainsi, une prairie sauvage est proposée comme tapis végétal général à la ZAC. Pour préserver l’idée de grand espace naturel, les clôtures végétales épaisses son remplacée par des clôtures de grillages souples et relativement transparent. Quelques espèces d’arbres nobles choisis pour avoir fait partie de la diversité de la forêt primaire (avant l’agriculture) ponctueront l’espace sans jamais bloquer les vues. Seuls quelques bosquets seront autorisés ponctuellement pour camoufler de probables aires de stockage peu présentables.

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Dans ce paysage résolument sobre et minimal mais néanmoins riche en biodiversité, l’architecture se posera comme… des rochers dans une prairie.

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D’apparence monolithique et taillé à la hache, le Pôle donne la tendance. Son enveloppe est bardée d’un camaïeu d’ « écailles » dont le motif est issu d’une abstraction de l’aspect du granit. Le résultat est un édifice singulier et biomorphique. Un biomorphisme non pas littéral mais réinterprété qui fait de ce bâtiment non pas une reproduction pittoresque de rocher, mais  son évocation laissée à la libre perception de chacun.

L’emblème, le signal, l’identification de l’opération résident donc dans cette forme. Forme d’autant plus remarquable (au sens premier) que sa partie nord est haute de 26 mètres.

Ainsi, nous estimons que Le Pôle des Hauts de France sera facilement repérable, mémorisable voire, appropriable par tous ceux qui, de prêt ou de loin, vivront dans son environnement.

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Jardin intérieur

Bien que la vocation de cette Zac ne devrait pas générer de pollution particulière, le Pôle est conçu pour créer un vaste jardin intérieur aux ambiances préservées et intimistes. Tous les locaux sont accessibles par ce lieu qui reproduit le modèle de la cour à coursives extérieures. Cette vaste cour est un espace de distribution général fluide et clair. Mais cette cour est surtout un lieu de convivialité et de détente voire, de décompression. Sa forme de trapèze allongé ne va pas sans rappeler celle des cloîtres cisterciens et leur vertu apaisante. L’aspect extérieur du « rocher » est minéral et aride. La cour cultive la quiétude végétale. Ses parois sont bardées de bois naturel (traité autoclave) comme ses allées périphériques et transversales qui permettent de déambuler dans le jardin. Le jardin est planté de la même prairie que l’extérieur et quelques arbres, des arbres impériaux (polownia), ombragent le lieu l’été. Ces arbres, à croissance très rapides, ont pour autre caractéristique très spectaculaire de fleurir abondamment à la fin du mois d’avril avant de développer leurs feuilles. Cela donne cette apparence de ramures foncé et tortueuse étoffée ce cette parure bleue violette exactement comme sur les images. Des grandes tables basses ponctuent la cour  pour pique-niquer, fumer, prendre le soleil ou tout simplement profiter confortablement du jardin.

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bio climatisme

L’été, la cour est arrosée pendant les heures les plus chaudes avec l’eau de pluie récupérée pour tempérer et assainir l’air naturellement par un phénomène d’évapotranspiration. Une différence de 4 à 6 degrés est à prévoir avec l’air ambiant.

Une étude ultérieure sera menée pour capter la fraîcheur du bassin de rétention d’eau.

Economie d’énergie

Le Pôle des Hauts de France est conçu suivant deux procédés très simples en matière d’économie d’énergie.  Le premier est celui de la ventilation à double flux. Il s’agit de récupérer l’énergie de l’air évacuée avant rejet. Aujourd’hui, certaines machines, notamment scandinaves, récupèrent plus de 75% de cette énergie. Le deuxième, purement de bon sens, est celui d’une isolation très performante à l’image d’une « bouteille thermos ». Couplés, ces deux principes font que l’apport calorifique nécessaire au confort des utilisateurs est tellement minime qu’elle peut être électrique tout en restant budgétairement et écologiquement pertinente.

Dans une version optionnelle, On pourrait très bien compenser cette consommation d’énergie électrique par l’installation d’une éolienne d’échelle moyenne ou de cellules photovoltaïques. A ce propos, il est à noter que l’orientation de la pente des toitures du bâtiment a été conçu pour ouvrir la cour à la lumière naturelle mais aussi pour  permettre une éventuelle installation conséquente de panneaux photovoltaïques.

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En matière d’option, une série d’investissements supplémentaires pourraient facilement conduire le projet vers la haute performance  énergétique voire, à un bilan production /consommation d’énergie équilibré ou positif.

La production de chaleur pourrait être assuré par une pompe à chaleur géothermique. À défaut de connaître les caractéristiques hydro-géologiques du sol, deux schémas sont pressentis :

Un unique doublet de forage à réinjection avec une boucle primaire pourrait alimenter des pompes à chaleurs réparties par groupe de locaux. Mais ces pompes à chaleur pourraient aussi êtres alimentées par des nappes de capteurs horizontaux réparties à 1m sous les parkings.

Pour le confort d’été, en plus de l’évapotranspiration dans la cour, la version de base prévoit des écrans solaires extérieurs réglables sur toutes les ouvertures exposées.

La solution optimum cherchera à minimiser les consommations des équipements actifs en privilégiant des systèmes basse consommation pour limiter les apports calorifiques résiduels. Un mécanisme de régulation automatique pilotera la ventilation générale pour sur ventiler et rafraîchir la nuit suivant le principe du « free cooling ».

En version optionnelle, des éléments actifs peuvent compléter ce dispositif durant la période estivale.

La solution pompe à chaleur utilisant les ressources géothermiques décrite précédemment nous intéresse particulièrement parce qu’elle est réversible. Avec une adaptation relativement légère, elle peut capter des frigories comme les calories.

  • Type: Tertiaire - Institutionnel
  • État: concours
  • Année: 2008
  • Ville: Courcelles-lez-Lens
  • Client: SEM Artois Développement
  • Budget: 5 750 000 € h.t. travaux
  • Équipe: k-architectures (Karine Herman et Jérôme Sigwalt architectes associés, Sébastien Fiore architecte chef de projet. Etudes techniques: Génie Civil/ Khephren, Equipements Techniques / ALTO, Economie / Bougon, Génie Environnemental / ALTO
  • Prestation: Mission base complète MOP + EXE partiel, paysage et signalétique