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RIS

LE PLAN

… complexe culturel rock

 

LE CONTEXTE

Transposer le Plan dans un bâtiment neuf.
Le Plan actuel est devenu un mythe, un vivier d’artistes en devenir ou « muse » d’artistes aboutis. C’est une source d’émulations multiples, un QG de passionnés ou encore, tout simplement, un lieu de passage et de rencontres.
Le lieu est imprégné d’anecdotes. Les murs des coulisses se sont épaissis d’affiches et sont devenus d’intransportables supports de mémoire. Les bons vieux fauteuils des loges témoignent encore du monde fantasmagorique des backstages. Le fibralith, omniprésent, semble avoir consigné vingt ans de sons et donne cette ambiance feutrée et néanmoins rugueuse au lieu.
Difficile d’emporter une histoire, de déplacer un affect. Pourtant, la transposition de cet inouï est inéluctable…
 

LE PLAN 2

Installation contextuelle
Une parcelle en limite de ville, un territoire en mutation, une autoroute en face, une voie ferrée si proche, un environnement acoustiquement agressif, voilà l’autoportrait précis d’une friche urbaine confinée et délaissée… Le portrait parfait, en fait, d’un lieu rock et alternatif.
C’est d’ailleurs dans l’anti-thèse du confort et du pittoresque « petit-bourgeois » que le projet puise son esprit et sa forme.
Le PLAN 2 n’est rien d’autre qu’un bloc puissamment simple, monolithique et atemporel. Une réponse formelle aussi directe, limpide et rugueusement efficace qu’un accord de guitare électrique amplifié par une sono de 20 000 watts. Un caisson massif anobli d’une peau d’acier auto patiné. Cette matière sombre, chaude, profonde, évitant si bien la brillance du neuf, est comme déjà érodée par les vingt ans d’histoire du « Plan ».
Il s’installe sur le minéral sombre du parking public doucement rainuré de végétation. Cette « colonisation végétale » contrôlée s’intensifie vers le sud de la parcelle jusqu’à en devenir hégémonique et perpétue de manière romantique l’esprit de la friche qu’elle fut.
 

Underground

Le nouveau « PLAN» n’est pas une médiathèque, qu’on se le dise. Ici, point de transparences et de fluidité complaisante avec la ville. Le PLAN est le PLAN parce qu’il ne cherche pas à séduire le passant. C’est un bunker, et ses ouvertures sont limitées au strict nécessaire. D’ailleurs, ses baies sont occultables à tous moments par de lourdes paupières rouillées faites de la même matière que la « carapace » du bâtiment. Oui, le PLAN cultive ce mythe de l’underground et même s’il est ouvert à tous, le profane comme le néophyte aura toujours un petit frisson de timidité en franchissant sa porte ou plutôt… sa mâchoire.
Le seul geste de dialogue avec la ville, il le fait à travers une nacelle géante et déraisonnable qu’il déploie au gré de ses annonces. Entre Billboard urbain et mécanisme scénographique monumental très Royal de Luxe, l’engin est à usage multiple, mais sert avant tout, vous l’aurez compris, de signal majeur et massif à grande échelle.
 

Une urbanité intérieure

La porosité du lieu est à l’intérieur, au cœur du projet. Une fois passé sa mâchoire, ou encore, sa « porte de l’enfer », surprise, l’espace reste public. Il se prolonge en hall, foyer, restaurant et patio. Un espace longiligne, généreux s’étire jusqu’à la salle de concerts. Ses parois latérales s’effeuillent et s’ouvrent en panneaux de bois brut amovibles sur les activités diverses propres au lieu.
Ce dispositif, au-delà d’offrir une grande modularité au lieu, permet l’accroche d’une histoire à venir, il offre un support d’affect possible.
Le nouveau lieu n’est pas neutre, mais supprime volontairement toute notion de « déco » sur l’ensemble des espaces. Il devra absorber à nouveau l’histoire, se marquer d’un nouveau vécu, accepter la stratification du temps, l’affichage voire, le graffiti inéluctable…
Le lieu est donc convivial et même le jour… c’est la nuit. À tout moment, l’ambiance est à la soirée comme nous l’avons ressentie dans le PLAN actuel. L’unique source de lumière naturelle venant du patio est soigneusement contrôlée pour éviter la surexposition. Ainsi, même les « goths’ » pourront s’y aventurer.
 
PROJETS SIMILAIRES

  • Type: culturel_ spectacles
  • État: concours
  • Année: 2008
  • Ville: Ris-Orangis
  • Client: Région IdF
  • Superficie: 2 527 m2
  • Budget: 6 200 000 €uros (H.T. travaux)
  • Équipe: k-architectures (Karine Herman et Jérôme Sigwalt architectes associés, Emilie BOURDIER, architecte chef de projet, Nicolas AMAR, Alexandre PLANTADY architectes assistants). Scénographie / Changement à Vue. Etudes techniques: Génie Civil/ Khephren, Equipements Techniques / ALTO, Acoustique / ALTIA, Economie / Bougon
  • Prestation: Mission base complète MOP + EXE partiel, paysage et signalétique