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MAX

Pôle Culturel Max Jacob

 
Le CONTEXTE
Le site Max Jacob possède un fort contenu patrimonial et le lieu dégage une ambiance romantique de déshérence
 
L’ENJEU
Il s’agit de fédérer des alvéoles éparpillées dans un site d’apparence hétéroclite et aux limites urbaines floues.
L’intervention devra identifier la nouvelle ambition du lieu dans la ville et inventer un espace physique d’échanges et d’expérimentations culturelles. Ce lieu devra aussi susciter des liens et des échanges sociaux d’un type nouveau.
 
Le CONCEPT
Le projet réinvente le principe des grands lieux culturels alternatifs fondés sur la reconversion de vastes édifices délaissés. L’alvéole son a été étendue d’une double halle aux limites intérieur/extérieur volages qui offre ce grand espace de « tous les possibles » que le programme évoque. L’édifice est prolongé jusqu’au boulevard pour cadrer nettement le site et assurer une véritable continuité de façade urbaine. Le jardin est livré à une expérience collaborative fondée sur un principe de « work in progress » et dédiée à la biodiversité.
 
Ce projet, nommé « le MAX »,  cherche a créer un univers singulier dans lequel les citoyens pourraient se créer des « mondes » et surtout réinventer une vie sociale et culturelle.
Le bâtiment « alvéole musique » suggère le premier de ces « mondes ».
L’édifice ne se lit pas comme un bâtiment habituel, il se lit comme un élément de paysage dans la ville.
Il ne se limite pas au périmètre de ses façades. Cet édifice intègre son environnement dans une entité globale faite de pleins et de vides qui se confondent.
C’est un bâtiment emblématique.
Il concentre l’énergie et absorbe le restaurant et le paysage. Il rééquilibre le site en répondant à l’ancienne école Louis Pasteur dont il est l’alter-égo démultiplié et il relie le fond de parcelle au boulevard.
Il restructure la façade urbaine du boulevard en annonçant sans équivoque le renouveau du lieu.
Le restaurant, placé en vitrine, s’adresse à l’ensemble des citoyens.
Les espaces intérieurs sont bordés par des parois architecturées qui mêlent l’intérieur et l’extérieur dans une continuité multiple.
La halle offre un vaste espace libre bordé stratégiquement par le jardin, le boulevard, le restaurant et, au fond, la salle d’orchestre équipée pour accueillir une grande plage de spectacles.
Cette architecture cherche une forme d’épure. Elle s’inspire du langage historique, dans une quête de simplicité. L’édifice retranscrit fidèlement la morphologie de l’ancienne école Louis Pasteur en la démultipliant d’une manière libre et s’enveloppe d’une structure à colombages d’un genre nouveau. « La halle son » marque ainsi sa déférence envers le patrimoine, mais n’oublie pas de se distinguer et de s’affirmer comme un édifice public contemporain.
 Ainsi, le sentiment d’une filiation avec l’histoire est palpable mais il demeure des singularités qui frisent l’étrangeté. Les proportions sont recomposées ou réinterprétée. Des détails, comme les gouttières, sont absents. La matière des murs se prolonge sur les toits ou inversement. Les huisseries disparaissent dans la structure générale. Les façades n’usent d’aucune ornementation hormis cet effet de colombage réinterprété. Le résultat est une ACM (architecture culturellement manipulée) quasi indatable dans l’histoire. Sa structure en bois rugueux opère également une transition presque naturelle avec l’environnement. Un environnement maintenu à l’état rustique qui entretient un lien étroit avec l’architecture. Les arbres remarquables existants conservés habitent la halle et traversent la toiture. Avec le temps, il n’est pas impossible que le jardin s’y prolonge par touffes rebelles. L’accès à la Halle son se fera à travers presque toute sa façade sur jardin ainsi qu’à son angle nord-ouest. Un simple rideaux de maille large et souple en inox sera tiré aux heures de fermeture pour clôturer le « bâtiment ». Pour le reste du clos et du couvert, une fine peau ondulée de polycarbonate (1) enrobera le bâtiment comme un film transparent.
 
Les autres alvéoles
Les autres alvéoles sont conformes à l’esprit du programme. L’accueil/administration, débarrassé du restaurant qui s’est révélé peu compatible à sa structure, bénéficie d’espaces fluides et généreux. L’entrée est marquée par une large signalétique pochée directement sur la façade. Le parking, restructuré, devient un espace hybride entre pré et parking sauvage qui, fauché, est utilisable en scène extérieure ou en toute autre manifestation comme un populaire vide grenier.

L’alvéole mouvement est aménagée sommairement dans un style « Palais de Tokyo » comme l’alvéole matière dont les trois baies nord seront transformées en porte fenêtre pour s’ouvrir franchement sur le reste du « MAX ». La petite impasse donnant sur le parc sera annexée au « MAX » pour le permettre.
 
Le paysage

Planté d’espèces et d’essences locales voire endémiques sous forme de pré, le paysage est livré aux expériences des jardiniers. Les architectes dessineront les accès majeurs et rendront à la végétation un maximum de surface actuellement nappée d’enrobés. Mais pour le reste, les acteurs locaux pourront se livrer à toutes formes d’expériences collaboratives entre jardiniers et utilisateurs du « MAX ». Un seul thème sera imposé, la biodiversité.

Cette attitude, au-delà de la recherche d’une expérience artistique et citoyenne, tient à préserver le patrimoine naturel du site et assure la continuité de l’écosystème au-delà de l’urbanisation.

Sans s’inscrire dans une démarche spécifiquement HQE (laquelle se révèle de plus en plus éloignée des véritables enjeux environnementaux), notre réponse suit une philosophie «impactless» fondée sur la volonté spontanée de limiter l’impact sur l’environnement immédiat et de limiter son empreinte écologique en général.

Karine Herman et Jérôme Sigwalt
 
PROJETS SIMILAIRES

  • Type: culturel_ spectacles
  • État: concours
  • Année: 2010
  • Ville: Quimper
  • Client: Ville de Quimper
  • Superficie: 2 242 m2 (shon) avec réhab
  • Budget: 4 408 000 € HT travaux
  • Équipe: k-architectures (Karine Herman et Jérôme Sigwalt architectes associés, Cécile Gayraud et Ambre Clavel architecte chef de projet, Caroline Lherbette, Clara Lamerre, Emilie Bourdier, Aline Royer, architectes assistants). Paysage / EXIT paysagistes, Scénographie / Changement à Vue. Etudes techniques: Génie Civil/ Khephren, Equipements Techniques / BETHAC, Acoustique / ALTIA, Economie / Bougon, Génie Environnemental / Trans-Faire
  • Prestation: Mission base complète MOP + EXE partiel, paysage et signalétique