DAM
Dans un contexte urbain clairsemé et hétéroclite, les architectes ont imaginé un bâtiment paysage dont le toit prolonge l’espace public comme un belvédère.
Deux dômes ponctuent cette terrasse parquetée de bois et cadre le paysage en mettant en valeur l’horizon boisé des coteaux de Seine.
Ces dômes s’élèvent à 6m au dessus du boulevard et se lisent comme des sculptures de land art. La signalétique, intégrée à l’architecture générale, renforce cette connivence entre l’art et l’architecture.
Néanmoins, la taille de ces édifices correspondent à l’échelle du quartier et s’intègrent à la morphologie urbaine avec délicatesse.
Face à cette échelle modeste, les architectes ont choisi d’écrire le bâtiment avec un vocabulaire sobre et résolument contemporain. Un travail particulier sur les détails d’assemblage des éléments d’habillage de l’édifice souligne les formes et les contours avec la volonté de rendre l’ouvrage à la fois plus lisible et raffiné.
Ainsi, l’édifice affirme sa vocation culturelle et sa présence avec fermeté sans user d’effets ostentatoires ni d’artifices liés à des surcoûts superflus.
En même temps qu’une forme, l’enveloppe exprime une matière. Cette matière est foncièrement familière et naturelle. Elle suit l’histoire de l’humanité depuis l’origine au point dans recevoir une image injustement archaïque. Pourtant, cette matière ne cesse d’être développée et déclinée en matériaux toujours plus fiables et innovants. Le bois est un matériau d’avenir qui porte une solution durable et une esthétique indéniable.
L’enveloppe exprime une forme, une matière et un rapport entre l’extérieur et l’intérieur. Ce rapport est filtré à l’aide d’un jeu de claire voies tantôt fixes tantôt manœuvrables qui permet de régler le degré d’ouverture avec l’environnement. De manière plus pragmatique, ce système permet également de gérer l’éblouissement et la surchauffe liés aux rayons solaires.
Le bâtiment, adossé au talus, structure un parvis généreux devant sa façade principale, la façade est.
De ce côté, l’école de musique, de danse et des arts forme avec la maison de l’enfance un cœur d’îlot serein et convivial. Largement ouverte sur l’extérieur avec des baies verticales élancées, la façade Est offre l’urbanité nécessaire à ce lieu qui jouera, à terme, le rôle central d’un véritable pôle culturel et de loisirs (avec la maison de l’enfance, la maison des buissons, le tennis club, le parc et les jardins ouvriers).
L’entrée de l’école est au centre de la façade principale. Son hall est traversant et lumineux. Il donne accès à deux allées intérieures aux volumes travaillés et éclairés naturellement. Ces allées distribuent l’ensemble des fonctions et aboutissent aux deux salles les plus signifiantes de l’édifice, la salle d’orchestre (représentée planche 2) pour l’une et la salle de danse pour l’autre.
Ces deux «chapelles» aux volumes singuliers correspondent aux deux dômes qui signifient le bâtiment dans le ville et son paysage.
Paysage
Le projet de paysage propose deux solutions.
La première est minimale et écologique. Elle consiste à remettre simplement le site en herbe à la fin du chantier pour laisser se développer une prairie naturelle. Cette solution favorise la continuité urbaine de l’écosystème et un plan de fauche quadri annuelle de mise en valeur suffit à sa gestion.
La deuxième, largement développée dans le paragraphe paysage, propose une approche beaucoup plus sophistiquée et requalifie globalement l’urbanité du quartier. Cette solution, beaucoup plus ambitieuse, est à prévoir partiellement en option.
Ambiances intérieures
Tous les espaces sont de géométries simples et, à l’image du projet, cultivent la sobriété. Néanmoins, leurs parois claires et mates jouent de légères dissymétries de plan pour optimiser les qualités acoustiques des lieux. Evidemment, l’acoustique de la salle d’orchestre est particulièrement travaillée pour rendre les musiques fluides et limpides. Sa hauteur sous plafond et sa forme pyramidale sont directement liées au projet acoustique. Un effet d’éclairage céleste ajoutera une touche de solennité au lieu. En général, la lumière naturelle sera tamisée mais dans les allées de circulation, elle sera plus intense.
(lire le trait d’humeur lié à la procédure de ce concours public)
- Type: culturel_ médiathèques, consevatoires
- État: concours
- Année: 2010
- Ville: Vernouillet
- Client: Ville de Vernouillet
- Superficie: 729
- Budget: 1 900 000 €uros (H.T. travaux)
- Équipe: k-architectures (Karine Herman et Jérôme Sigwalt architectes associés, Cécile Gayraud architectes chef de projet, Aline Royer architecte assistante) Paysage / EXIT paysagistes - Etudes techniques: Génie Civil/ Batiserf, Equipements Techniques / BETHAC, Acoustique / ALTIA, Economie / Bougon, Génie Environnemental / Trans-Faire
- Prestation: Mission base complète MOP + EXE partiel, paysage et signalétique






