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CIM

la Cimac

Cité Internationale des Musiques Anciennes et de la Création

Concours opposant Kengo Kuma, Jacques Moussafir, Rudy Riciotti  et l’agence K-architectures dont le résultat a été finalement déclaré infructueux par la maîtrise d’ouvrage (lire l’histoire)

LE CONTEXTE

L’ensemble de la zone, située en périphérie urbaine, est un vaste projet d’aménagement ex nihilo en cours d’édification.
Le site dédié à la Cimac est quadrillé par un rond point, un « Macdo », un « Mégarama » et un bowling.
Ce contexte, dominé par un paysage de parkings et de « surfaces d’activités/commerces » éparpillées, est caractéristique des urbanisations pragmatiques périurbaines.

L’ENJEU

Liant intimement patrimoine et création, cet équipement sans équivalent a pour ambition de développer largement la diffusion des musiques anciennes auprès du public le plus large. Il cherchera également à rapprocher l’univers des musiques anciennes de celui de la création musicale contemporaine et des musiques traditionnelles ainsi que des autres arts du spectacle vivant, notamment la danse, la vidéo, le cirque.
À cette ambition initiale strictement musicale s’est ajoutée l’opportunité de réaliser un ensemble culturel d’importance sur le même site par la conjugaison de la Cité des Musiques Anciennes  et de Création (CIMAC) et du Centre Chorégraphique National de Tours (CCNT).
La présence de ce vaste projet dans ce quartier, à Tours, vise des publics neufs et tente d’amener une qualité culturelle à un espace urbain dominé par le shopping et le loisir.

LE CONCEPT

Comme beaucoup de projet, ce bâtiment puise ses référents architecturaux dans son contexte.
Ici, c’est la « boites à chaussures » qui fait règle.
L’édifice est donc, sans ironie, un exercice de style périphérique. C’est à dire un bâtiment de grand volume, économique, pragmatique et néanmoins capable de faire signal.
La Cité décline trois corps de bâtiments suivant une logique commune énoncée par le plus important.
Haut de vingt mètres, ce bâtiment d’aspect monolithique est un parallélépipède simple incliné d’une dizaine de degrés.
Cette spécificité, bien que liée en partie à son usage, fait défiance à la statique et créait un événement visuel.
Comme les « boîtes » voisines, la Cité est bardée de tôles métalliques. Un travail léger sur la chromie de ce revêtement de façade cherche un lien avec la marqueterie chère à l’artisanat ancien tout en ajoutant un flou statique supplémentaire.
Conçue pour être couplée au futur CCNT (Centre Chorégraphique National de Tours) la Cimac initie l’emprise nette de ce qui deviendra un îlot compact de gabarit urbain.  L’ensemble crée un large parvis et offre un support d’urbanité au lieu.
Un péristyle de colonnades fines et serrées ceinture l’ensemble des édifices suivant un principe séculaire cher à l’architecture institutionnelle tournée vers le public.
La Cimac se décompose en plusieurs ailes qui forment une rue et une cour jardin.
Cette composition en fait une Cité au sens propre.
Pour parfaire son caractère urbain, aucune façade sur l’enceinte de cette Cité n’est sacrifiée à la technique ou au service.
Toutes les façades bordant l’espace public sont nobles.
Au nord, le parking est conçu comme une pièce végétale.
Structurée par la Cimac et deux rues, cette pièce se lit comme une futaie dans la ville.

La grande salle

Dans cette cité, il y a une rue et une cour jardin… mais plus encore, une place.
Une place centrale, un forum babélien miraculé, capable de se convertir à la multiplicité des expériences et des cultures dans une intelligibilité visuelle et sonore cristalline.
Cette place, vous l’aurez compris, est la salle de diffusion.
Mais plus qu’une place, cette salle est l’âme et l’ambition de la Cité «  qui tient dans la volonté d’écouter autrement, de se démarquer des conventions dominantes actuelles pour susciter des expériences d’écoute renouvelées » (1).
Inscrite dans un volume simple, ses spécificités acoustiques, scénographiques et d’usages en général n’en demeurent pas moins très étendues.
Les gradins, configurables à merci, autorisent tout type de configurations connues du grand frontal au quadri frontal en passant par la scène multiple et l’escamotage intégral.
Mais plus encore, deux étages de galeries marquent la topologie de la salle et élargissent encore le champ des possibles.
Suggérées par le programme, elles repoussent effectivement les limites des usages scénographiques. Utilisables par les artistes comme par le public, on peut imaginer que le spectacle puisse y prendre une infinité de géométries.
Des géométries ouvertes aussi bien pour la position de la source sonore que pour la position du spectateur.
Ces galeries tiennent également un rôle majeur et fondamental dans les qualités acoustiques, voire, dans les spécificités acousmatiques(2)  indicibles de la salle.
Un dispositif simple d’acoustique variable couplé aux équipements scénographiques parachève un support global qui s’autorise à penser qu’il est bien adapté à « l’exploration sonore, la recherche de timbres nouveaux et à l’intérêt pour le geste et l’espace »(1).
Enfin, une série de baies éparpillées dans le péristyle (comme précédemment décrit) mais aussi dans les galeries, apportent une lumière naturelle et des vues sur l’extérieur appréciables pour le confort des artistes qui vont y répéter.

Economie du projet

Ce bâtiment a été conçu dans un budget excessivement étroit (3). La superposition des fonctions, la compacité du bâtiment et ses topologies parallélépipédiques sont directement issues d’une réflexion sur l’économie de moyens. La réponses proposait également de scinder la cité en trois corps de bâtiments pour envisager une réalisation en plusieurs phases.

(1) in : la lettre de présentation des enjeux du projet artistiques de Sylvie Pébrier
(2) « acousmatique : ce que l’on entend sans voir la cause dont il provient. » Cette définition du mot « acousmatique » a été exhumée d’un vieux dictionnaire par Pierre Schaeffer, qui l’utilisait pour la musique dite concrète.
(3) Plafonné à 6,3 M€, le budget de la Maîtrise d’Ouvrage c’est révélé très rapidement insuffisant face aux ambitions du programme. La réponse de L’agence K-architectures n’a pu descendre sous la barre des 8 M€ malgré avoir placé une grande part des équipements scénographiques dans la colonne des « options ».   Après avoir consulté les avis de Kengo Kuma et de Jacques Moussafir, l’estimation réaliste de cet équipement était plus proche de 12 M€. Aucun des quatre concurrents n’ont pris le risque de répondre dans le budget initial.

ACOUSTIQUE de la Cimac

La note de Richard Deneyrou
L’acoustique peut être vue comme un élément technique, adaptable aux besoins des musiciens mais doit surtout se présenter comme un opérateur actif de la création et de l’interprétation musicale. C’est pour cette raison qu’elle est à la fois être intégrée dans l’architecture comme un élément inaliénable mais aussi dans la scénographie, devenant adaptable à chaque utilisation.
En raison d’un budget très contraint nous avons retenu la solution simple, efficace et éprouvée qui consiste à traiter un volume parallélépipédique aussi grand que possible pour permettre un temps de réverbération important tout en maîtrisant l’énergie tardive.
Le parti acoustique que nous avons retenu, en relation avec le scénographe, est de pouvoir placer des musiciens et le public en toute place dans cette salle : rapport frontal classique, bi-frontal, scène centrale ou latérale, ballade des musiciens sur les galerie….

Champ réverbéré
Une première modélisation sous Catt-Acoustic a permise de valider la faisabilité des objectifs de temps de réverbération.
Si on prend en compte la réduction de volume par l’emprise des gradins et les apports d’absorption acoustique par le public, les musiciens, les éléments scénographiques, les grilles de ventilation, l’absorption due aux éléments diffuseurs…etc, les premières estimations montrent que l’on peut atteindre le Tr salle pleine du programme, autour de Tr moy = 2,6 s.
La variabilité acoustique obtenue au moyen des rideaux et des panneaux mobiles permettra d’obtenir une variabilité théorique de ~ 0,8 s, soit un Tr de 1,8 s.
Des dispositifs complémentaires (type panneaux mobiles scénographiques) pourront compléter ce dispositif pour des configurations plus absorbantes.
Nota :Un grand Tr dans un volume trop petit provoquera une forte augmentation de la force sonore et par suite du niveau. Il ne faut pas perdre de vue que c’est l’aspect temporel de l’énergie qui est favorable à certaines expressions musicales et qu’un niveau trop fort ou la perte de clarté associée sont plutôt préjudiciables.
Nous proposons de recaler finement l’équilibre de ces critères objectifs, et plus particulièrement la balance énergétique et temporelle du temps de réverbération, en liaison avec les utilisateurs au moyen de simulations informatiques permettant une écoute comparative.
Salle vide, gradins rangés, en configuration réverbérant, le Tr moy pourra atteindre ~3,5 s.
L’acoustique de la salle sera étudiée dans les phases suivantes du projet, en détail pour chaque configuration scénique, qu’il s’agisse de spectacles, de répétitions ou de configurations de travail.

Principes acoustiques constructifs
Nous avons privilégié une grande hauteur sous plafond (16  m au-dessus des poutres) et nous avons retenu le grand volume préconisé dans le programme du Maître d’Ouvrage.
Les parois verticales sont légèrement inclinées. Les conséquences sont l’élimination des modes propres nuisibles (échos flottants entre parois), et l’augmentation des premières réflexions latérales favorisant la sensation d’enveloppement.

Maîtrise des premières réflexions par les sous faces de balcons
La diffusion est présente dans les parois verticales au moyen de dièdres en bois pleins, toute hauteur, d’épaisseurs variables (de 35 mm à 15 mm ) permettant de gérer la quantité d’absorption basses fréquences par effet membrane pour équilibrer le spectre. Le dessin de ces dièdres sera l’objet d’études fines pour en déterminer les dimensions, la rigidité, les redans, l’incrustation de reliefs de diffusion hautes fréquences et plus particulièrement une modularité possible d’absorption basse fréquence (quelques panneaux mobiles).
Le plafond restera résolument réfléchissant et des éléments de diffusion et d’orientation des réflexions y seront disposés. Le faux gril est du type filet métallique, et peut être considéré comme quasi transparent acoustique. Les passerelles seront traitées pour ne pas régénérer de bruit lors de leur utilisation : bruits de pas, … . Des panneaux réflecteurs pourront être suspendus en plafond pour renforcer les premières réflexions pour certaines configurations de musiciens.
La variabilité du champ réverbéré tardif sera obtenue au moyen de stores acoustiques disposés sur les galeries périphériques de façon homogène (en première approximation ~ 300 m2) et complétée par le traitement des éléments de paroi dans les dièdres pour équilibrer l’absorption basse fréquence.
Les sièges seront moyennement rembourrés, assise et dossier: compromis utile pour conserver une réverbération importante tout en gardant une différence acceptable pour les musiciens entre salle vide et salle pleine. Le rangement des gradins dans la salle posant un véritable problème de la maîtrise de l’absorption acoustique en fonction des configurations musicales, ils seront rangés dans un local extérieur.
La maîtrise du niveau de bruit de fond maximal admissible est un enjeu important, l’objectif retenu pour l’auditorium fait référence aux courbes PNC (Prefered Noise Criteria plus exigeantes dans les basses fréquences) soit PNC18/20. Il permettra notamment une écoute respectueuse du public et une qualité optimale pour les enregistrements.
Il sera garanti par le choix de système de diffusion d’air à basse vitesse, associé à des diffuseurs d’air silencieux, gaines et passages de gaines traités, silencieux mais surtout, optimisation de l’étude fluide visant à favoriser les déplacements aérauliques.
Un soin particulier sera porté aux éclairages pour qu’il ne régénèrent pas de bruits parasites.
L’isolation acoustique de la salle est facilitée par l’interposition de locaux tampons sur la plupart des façades. Pour les éléments de façade restant, ils sont dimensionnés de manière à permettre une isolation DNTA,tr ≥ 60 dB, conforme au programme.

NOTE SCENOGRAPHIQUE

Le projet scénographique pour la Cimac propose une réponse claire aux objectifs connus et définis dans le programme tout en respectant les normes et réglementations relatives aux Etablissements Recevant du Public.
La scénographie est particulièrement liée à l’architecture et à l’acoustique dans ce projet pour que cette salle soit un outil au service de la créativité. La créativité qui doit être vue au sens large, tant du point de vue de l’interprétation que de l’invention musicale. Ainsi, il s’ensuivra une collaboration étroite entre le scénographe et les utilisateurs tout au long des phases de conception.
Nous avons été également soucieux de respecter la fluidité des circulations publiques et techniques tout comme de la qualité de l’aménagement des zones techniques (régies, locaux connexes et loges…) afin d’optimiser la gestion du bâtiment.
Cette note scénographique expose les caractéristiques des différents espaces et des équipements.

La salle
La salle, de type espace scène salle intégrée, répond à plusieurs impératifs.
- Se prêter à tous les genres de diffusion musicale et de danse :  musiques anciennes, répertoire classique, musique contemporaine, musique sonorisée….
- Offrir un outil de création : on peut jouer en tout lieu, inventer des espaces, réinventer une relation interprète – public…
- S’ouvrir aux pratiques de la vidéo et d’enregistrement du son.
Nous proposons une salle aux dimensions de 31m x 24m ceinturée de deux étages de galeries accessibles aussi bien par le public que par les artistes ou techniciens.  La hauteur sous gril est de 12,40m et de 15m sous poutre de charpente.
De multiples accès/sorties de secours pour le public mais aussi pour les artistes et qui permettent toutes les combinaisons scénographiques.
Les structures scénographiques sur les parois de la salle ont été volontairement minimisées pour laisser plus de souplesse à l’acoustique et à la décoration. Nous avons imaginé des points d’ancrage respectant une trame de 2,50 par 2,25m. Ce dispositif, permet la mise en place d’une structure rapportée répondant au programme, utilisable au gré des configurations de la salle.
Sur les galeries périphériques des rideaux à ouverture et fermeture motorisées autorisent la variation de l’acoustique. Le pilotage des machineries s’effectue depuis la régie sur pupitre fixe ou dans la salle par une télécommande (haute fréquence).

Les gradins
Nous nous sommes attachés à trouver le meilleur compromis entre la jauge demandée, le confort des spectateurs, les différentes configurations supplémentaires tout en favorisant de nouvelles conditions d’écoute. Nos études se sont donc orientées vers 24 blocs de tribunes télescopiques ayant 2 hauteurs différentes et possédant leur propre allée de circulation.
12 blocs bas (hauteur 1,28m de 4 plateaux et de 4m de large) recevant 24 assises rabattables.
12 blocs hauts (hauteur 2,56m de 4 plateaux et de 4m de large) recevant également 24 assises rabattables. Les coques sont en bois avec un rembourrage en mousse déhoussable.
Leurs faibles dimensions associées au principe d’éléments télescopiques optimisent leur mise en œuvre et leur stockage dans une remise extérieure à la salle.
Pour la configuration « grand frontal » (600 places) une série de 6 blocs bas et de 6 blocs hauts sont positionnées sur des rehausses à hauteurs variables afin d’offrir une parfaite visibilité en tout point Notre projet prévoit la fourniture d’un gerbeur pour la manutention et la mise en place des garde corps nécessaires aux différentes configurations.

Gril et faux-gril
Le complexe gril/faux-gril est suspendu et en appui sur les voiles périphériques, il recouvre l’ensemble de l’aire d’évolution.
Le faux gril est constitué de 9 chemins de moufles répartis selon un entre axe de 2,80m permettant de recevoir en appui des équipes motorisées de type monobloc. Entre chaque chemin de moufles sont disposées des poutres roulantes et des chariots mobiles permettant le levage de charge de 1000kg CMU dans leur milieu.
Le gril est constitué en périphérie d’une passerelle de circulation et d’accès aux passerelles transversales. Entre les passerelles transversales, 5 cadres de 5m x24m recevant un filet en câble métallique tendu permettent de préserver le volume acoustique demandé tout en garantissant aux équipements de machinerie scéniques une parfaite fonctionnalité. Les passerelles agissent comme une poutre horizontale pour reprendre la tension des câbles du filet. Les passerelles, dont la surcharge d’exploitation est de 500 kg/m², permettent la manutention (roulage des flight case) et mise en œuvre des équipements, leur platelage en caillebotis est en maille sécurité.

Le sol
Considéré comme un plancher de travail sur la totalité de l’aire d’évolution, il reprend une surcharge d’exploitation de 1000 kg/m² et les surcharges ponctuelles de poinçonnement.
Le plancher en bois latte 5 plis en sapin du nord (finition lazure noire).
Le plancher de 45mm d’épaisseur en panneau de grande dimension est vissé sur une structure secondaire en bois (basting) elle-même fixée sur une structure primaire métallique. En périphérie un caniveau scénographique permet le passage des réseaux scénographiques de type forain et la distribution des boîtiers scénographiques de distribution électrique.

La zone technique
Dans un souci de gestion optimisée du bâtiment notre projet propose une zone technique sans rupture de charge regroupant les fonctions suivantes : Régies Lumière, Son, Vidéo, local gradateur, local audio, local machinerie, le bureau du directeur technique, le foyer des techniciens comprenant des sanitaires.
Les techniciens depuis cette zone technique, peuvent ainsi accéder au gril, aux galeries périphériques, au plateau, au foyer public et à l’espace de logistique technique. La zone technique est desservie par un monte charge de 1500kg et de dimension 2,50 par 1,60m
Les régies son et lumière offrent aux régisseurs une bonne visibilité de la salle (vision du nez de scène en configuration grand frontal). Des châssis vitrés coulissants permettent une écoute directe. Lorsque les régies sont isolées un système de monitoring diffuse l’écoute de scène.

Le plateau danse/théâtre
Les équipements scénographiques pour cette entité sont les suivants :
Au sol, un plancher en panneaux bois de 5plis visé sur lambourdes et ponçage fin en finition.
Au plafond une résille suspendue en tubes diamètre 48.3*3.2 réparties selon une trame de 1,50m x 1,5m. Cette résille reprend une surcharge de 60 daN/ml.
Des barres de danse amovibles et un tapis de danse de 90m² complètent l’équipement du plateau.

  • Type: culturel_ spectacles
  • État: concours
  • Année: 2010
  • Ville: Tours
  • Client: Région Centre
  • Superficie: 2 492 m2 (shon)
  • Budget: 8 375 000 € H.T. travaux
  • Équipe: k-architectures (Karine Herman et Jérôme Sigwalt architectes associés, Sébastien Fiore architectes chef de projet, Cécile Gayraud, architecte assistante. Acoustique / ALTIA, Scénographie / Changement à Vue. Etudes techniques: Génie Civil/ Batiserf, Equipements Techniques / BETHAC, Economie / Bougon, Génie Environnemental / ACT environnement
  • Prestation: Mission base complète MOP + EXE partiel, paysage et signalétique