VAL
LE CONTEXTE
Le site se trouve au cœur d’un îlot urbain de type résidentiel. Le tissu est hétéroclite à dominante pavillonnaire. Le quartier composera prochainement avec l’extension de la Défense.
L’ENJEU
Inventer un bâtiment capable de narrer une nouvelle façon de vivre une ville compatible avec la biodiversité. Le programme prévoit une architecture en symbiose avec le paysage.
LE CONCEPT
Concevoir l’édifice en puisant, dans la mémoire collective, des formes et des images qui racontent un environnement idéal situé entre ville et nature.
-
Elle est résolument tournée vers le respect de l’écosystème et l’économie de ressource.
Ce projet ne se contente pas de suivre les standards de la HQE (laquelle se révèle de plus en plus éloignée des véritables enjeux environnementaux), il a pour ambition d’engager un véritable processus de restauration de l’environnement.
La biodiversité est son objectif principal.
Une étude de fond est menée pour appliquer factuellement cette notion de restauration à la flore et la faune.
Les espèces végétales qui seront implantées dans le futur parc sont soigneusement choisies pour favoriser le développement d’un écosystème complet. Les oiseaux, dont les populations sont en perpétuel déclin, bénéficieront de système sophistiqués d’aide à la nidification.
L’hirondelle de fenêtre, l’hirondelle de cheminée, le martinet noir, le moineau domestique et encore et surtout, le faucon crécerelle, seront autant d’espèces soutenues par des dispositifs supportés essentiellement par le bâtiment.
Au delà des dispositifs techniques, l’édifice met littéralement en scène sa dimension environnementale.
Il s’inspire ainsi du langage rural dans une quête symbolique. L’édifice fait appel à l’image des fermes, des granges mais aussi à celle des volières pour s’inscrire dans la mémoire collective et pour opérer un lien spontané avec notre patrimoine naturel.
L’architecture appuie le dialogue pédagogique liée à l’environnement. Elle contribue également à perpétuer une architecture volontairement modeste capable de réactualiser les topiques vernaculaires dont les qualités en terme d’empreinte écologique sont remarquables.
Le bois est massivement utilisé pour deux raisons. La première pour ses qualités durables et sa capacité à emprisonner une quantité importante de CO2. La deuxième raison réside tout simplement dans sa capacité culturelle à transmettre une image douce et naturelle proche des valeurs environnementales défendues par le projet.
Karine Herman et Jérôme Sigwalt
- Type: culturel_ médiathèques, consevatoires
- État: études en cours
- Année: 2010
- Ville: Courbevoie
- Client: Ville de COURBEVOIE
- Superficie: 820 m2 + 5 470 m2 de paysage
- Budget: 5 350 000 € h.t. travaux
- Équipe: architectes: k-architectures (Karine Herman et Jérôme Sigwalt architectes associés, Emilie Bourdier et Aline Royer architectes chefs de projet) / Paysagistes: EXIT / Biodiversité: Biodiversita / études techniques: Altia: acoustique / Batiserf: génie civil / ACT génie environnemental / Bethac équipement techniques / Fabrice Bougon économie
- Prestation: Mission base complète MOP + EXE partiel, paysage et signalétique




