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ZIK

English text
 
 

ÉCOLE INTERCOMMUNALE DE MUSIQUE

 

LE CONTEXTE

Le site se trouve en périphérie urbaine. Le paysage est rural et la ville, masquée par le relief, paraît loin. Le terrain est légèrement en pente.
 

L’ENJEU

Inventer un bâtiment capable de narrer la ruralité en parlant un langage contemporain. Le programme exige un niveau unique ce qui demande un raccord délicat avec le terrain
 

LE CONCEPT

Imaginer un petit couvent de campagne abandonné au XVIIIe siècle qu’une dynastie de fermier aurait étendu d’ailes hétéroclites jusqu’au XXIe siècle. Le reconvertir en école de musique et l’enchâsser dans le terrain pour le fondre littéralement dans le paysage.
 
Cette architecture cherche une forme d’épure. Elle s’inspire du langage rural, dans une quête de simplicité. L’édifice fait référence à la morphologie de fermes, de granges et même de petites fabriques rurales. L’école de musique marque ainsi sa déférence envers le patrimoine, mais n’oublie pas de se distinguer et de s’affirmer comme un édifice public contemporain.

Ainsi, le sentiment d’une filiation avec l’histoire est palpable mais il demeure des singularités qui frisent l’étrangeté.

Les proportions sont recomposées ou réinterprétées. Des détails comme les gouttières sont absents. La matière des murs se prolonge sur les toits ou inversement. L’édifice hybride des toits en pentes avec des toits terrasse. Les huisseries se confondent avec la matière générale. Les façades n’usent d’aucune ornementation.

Le résultat est une architecture quasi indatable dont l’atemporalité est définitivement inscrite par sa matière, un cuivre pré-patiné, qui pourrait avoir cent ans.

Ce cuivre vert et rugueux opère également une transition presque naturelle avec l’environnement. Un environnement maintenu à l’état rustique qui entretient un lien étroit avec l’architecture.

Des fines futaies plantées d’espèces et d’essences locales – voire endémiques – se glissent dans les cours et les costières du bâtiment. Au sud, l’accès à l’entrée principale se fait à travers une de ces futaies. Au nord, quatre futaies calent l’architecture dans la pente alors que trois remblais en forme de rampe assurent une véritable continuité physique de la nature qui se prolonge sur les toits. Vu du centre de loisirs, le bâtiment est d’une discrétion souhaitée. Seules les quatre « chapelles » édifiées aux quatre angles évoquent la réelle emprise du bâtiment.

Ces effets combinés assurent à l’école de musique un véritable enracinement dans son site.

Cette attitude, au-delà de la recherche de qualité de lieu, tient à préserver le patrimoine naturel du site et assure la continuité de l’écosystème au-delà de l’urbanisation. Sans s’inscrire dans une démarche spécifiquement HQE, notre réponse suit une philosophie «impactless» fondée sur la volonté spontanée de limiter l’impact sur l’environnement immédiat et de limiter son empreinte écologique en générale. Accessoirement, le bâtiment dépasse le label THPE.

L’entrée principale se fait par le Sud. Le hall d’entrée est un volume vitré calé entre deux jardins.

L’apparence simple et limpide du bâtiment se retrouve à l’intérieur. Il s’agit d’espaces fondés sur des plans réguliers enrichis d’un jeu animé de parois inclinées, optimisant ainsi l’acoustique des salles de musique. De fines ouvertures verticales percent la façade et font entrer la lumière suivant un rythme régulier. La lumière naturelle des cours en costière procure une lumière tamisée et quasi monacale aux salles de musique. Quatre lieux bénéficient d’une topologie étendue et reçoivent une mise en lumière naturelle spécifique. Ces quatre lieux, la salle d’orchestre, la salle de percussion, la salle de formation musicale et le bureau du directeur forment les quatre chapelles.

Les qualités des ambiances intérieures combinent le brutalisme des espaces de circulations aux suavités lumineuses des salles.

 
Photos: © Simon Deprez 2009
 
voir le blog du chantier
 
lire l’article de presse du « lcdla »
 
lire l’article en anglais de X. Gonzalez dans A10

  • Type: culturel_ médiathèques, conservatoires
  • État: achevé
  • Année: 2010
  • Ville: Granville
  • Client: communauté de communes du Pays Granvillais
  • Superficie: 1 305 m2 shon
  • Budget: 2 330 000 € H.T. travaux
  • Équipe: k-architectures (Karine Herman et Jérôme Sigwalt architectes associés, Rebecca Pelayo et Sébastien Fiore architectes assistants
  • Prestation: mission de base complète